Hier soir, j'ai rêvé d'une rencontre avec Carlos Gardel

Hier soir, dans un rêve surprenant,  j’ai eu la vision d’une rencontre avec Carlos Gardel. Dans une ville inconnue, j’étais entré dans un bar où pas mal de monde entourait un homme qui, je suppose, se trouvait là pour chanter du tango dans un endroit des environs. Le voyant vêtu d’un costume noir, les cheveux gominés, je me dis : « mais bien sûr, c’est lui ! ». Et le maître me regarda fixement comme pour corroborer ma surprise.

Soudain, tout le groupe sortit avec lui…

Un peu plus tard, dans la salle vide du café, je demandai au patron :

- C’était bien Carlos Gardel, n’est-ce pas ? 

Tout en continuant à essuyer ses tasses avec un torchon, il me répondit :

- Effectivement, Carlitos est bien parmi nous ! Si vous voulez le voir, allez-y, montez à l’étage ! Il se repose un instant  avant son entrée en scène.

Lentement, je commençais à gravir l’escalier qui se trouvait au fond du bar.

Les marches en bois craquèrent à chaque pas et je parvins à une salle au joli plancher bien ciré.

Et là, nouvelle surprise, par terre, dans une semi-pénombre, je découvris un cadre ovale noir, contenant la photo d’un Gardel gracieux et souriant. Sans savoir comment réagir, je dis :

-Maestro, vous êtes là… Seul ?

Le grand chanteur ne me répondit pas, et pour être sûr de son identité, je lui posai cette seule étonnante question :

- Quelles sont les dernières nouvelles de Lunático ? Comment va-t-il ?

- Il va bien, me confia le Gardel du portrait, il va bien. Il est bien soigné avec d’autres chevaux dans un haras de l’Hippodrome de Palermo. Il vieillit…

Rassuré, j’ai fait demi-tour et j’ai quitté la salle, me disant que c’était bien Carlos Gardel que je venais de revoir après tant d’années…

Il savait parfaitement s’occuper de ses êtres chers, sus seres queridos.

 

                                                                                     Septembre, 2014

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